L’avocat de Puigdemont dénonce les menaces qui pèsent sur l’ordre des avocats

L’avocat Gonzalo Boye, qui coordonne la défense de l’ancien président de la Generalitat Carles Puigdemont, a demandé une protection devant le Barreau de Madrid (COAM) pour les « menaces » subies « par le fait de défendre » plusieurs accusés dans l’affaire ouverte devant la Cour suprême pour le procès.

Des menaces qui, à son avis, ont pour « but clair » de « déstabiliser la défense et de nuire aux intérêts » de ses clients, comme en témoigne son mandat de protection, auquel Efe a eu accès. Boye, qui défend les ex-consellers Toni Comín et Meritxell Serret et coordonne la défense des accusés évadés, dont Puigdemont, a besoin d’être défendu contre « l’attaque brutale » contre son « indépendance et sa dignité ».

 

Boye soutient que l’erreur de traduction « n’affecte pas l’essence de la revendication »

Bien qu’il souligne que ce n’est pas la première fois qu’il reçoit des « attaques » pour avoir défendu des leaders indépendantistes, il soutient que celles-ci se sont intensifiées en raison de l’erreur dans la traduction du procès civil que Puigdemont et quatre de ses ex-consellers ont déposé en Belgique contre le juge d’instruction Pablo Llarena, et que demain un juge belge va examiner le dossier.

Boye soutient que l’erreur « n’affecte pas le fond de la poursuite » et allègue qu’il a été accusé d' »un crime présumé de contrefaçon, y compris une fraude procédurale ». En conséquence de cette circonstance, poursuit la lettre, il a reçu « pas peu de menaces, d’insultes et de calomnies » et demande donc à être défendu, lui et l’Etat, en le considérant également comme « une véritable agression contre la démocratie et contre l’Etat de droit ».

Pour soutenir sa demande, Boye se réfère à plusieurs  » manifestations insultantes et menaçantes  » reçues sur le réseau social Twitter, certaines attribuées à l’eurodéputé Enrique Calvet, qui a dénoncé Boye devant le Barreau de Madrid pour  » fausse  » plainte contre Llarena, et au député de Ciudadanos Toni Cantó.

Plus précisément, Boye inclut un tuit de Calvet dans lequel il dit :  » Falsifier des preuves pour nuire à une personne, à quiconque, dans un procès, est aussi grave que tristement célèbre. Caractéristique du coup d’Etat ou des canailles philoterroristes. Récupérons la dignité et la justice. On y trouve également une déclaration de Cantó dans laquelle il déclare : « Un kidnappeur terroriste – surpris en train de tricher avec une traduction – demande à être protégé.

 

Le Doyen de l’Ordre des Avocats de Madrid a exprimé sa solidarité avec Llarena

C’est précisément ce lundi qu’a été rendue publique une note du doyen du barreau de Madrid, José María Alonso, dans laquelle il exprime sa solidarité avec le professeur du Suprême Pablo Llarena en raison du procès civil qui l’attend en Belgique.

Il a dénoncé les « attaques intolérables » et les « infractions très graves à l’action du juge en défense de la Constitution ». À cela, Boye a répondu sur Twitter par un « merci Dean » ironique.

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