Le calendrier de travail 2018

Cette année, les Espagnols auront 10 jours fériés communs, deux de plus pour chaque communauté autonome et deux de plus pour chaque municipalité.

Le calendrier de travail 2018 offre la possibilité de profiter de quatre jours fériés et d’un long week-end de trois jours. Au total, l’année prochaine, les Espagnols auront 10 jours fériés communs, comme publié en octobre dernier dans la BOE. En plus de ces dix jours, il y a deux autres jours désignés par chaque communauté et une autre paire fixée par chaque municipalité. Au total, la somme atteint 14 jours. Cela ne signifie pas qu’il y a moins de travail tout au long de l’année, puisque la journée de travail est mesurée en heures travaillées durant l’année, ce qui est prévu dans les conventions collectives.

La tradition n’est pas rompue. Il est toujours là. Lorsque le calendrier le permet et que les 14 jours fériés établis par la norme tout au long de l’année tombent le mardi ou le jeudi, il est possible que des jours fériés se forment. Les polémiques habituellement générées par les plaintes des entreprises n’ont pas pris fin avec elles, en partie grâce à la promesse non tenue de se déplacer ces jours-ci au lundi le plus proche et aussi par la résistance de l’Eglise, qui a encore quelque chose à dire sur les accords de 1979.

C’est pourquoi cette année, il y aura quatre occasions de profiter de ces ponts festifs. Sur les sentiers, ils tombent le mardi ou le jeudi : 1er mai (mardi), 1er novembre (jeudi), 6 décembre (jeudi) et 25 décembre (mardi). Et, en outre, il existe des communautés dans lesquelles, grâce aux festivals régionaux, le nombre augmente à cinq : les îles Baléares, Castilla-Mancha, la Catalogne ou Communauté de Valence, selon l’ordre que le Journal officiel de l’État.

Au cours de la législature précédente, le gouvernement s’était engagé à mettre fin aux ponts et aux macro-ponts. Enfin, il ne l’a pas fait, bien qu’aucun changement juridique ne soit nécessaire pour le faire, puisque le Statut des travailleurs stipule que  » le gouvernement peut transférer au lundi tous les jours fériés qui ont lieu pendant la semaine « , sauf quatre (Jour de l’An, fête du Travail, 12 octobre et Noël).

Au total, en 2018, il y aura 10 jours fériés communs dans toute l’Espagne, auxquels s’ajouteront 4 jours fériés régionaux et locaux. Sur les dix premiers, neuf correspondent aux fêtes nationales dites non remplaçables : 1er janvier (Nouvel An), 30 mars (Vendredi saint), 1er mai (fête du travail), 15 août (Assomption de la Vierge), 12 octobre (fête nationale espagnole), 6 décembre (Constitution), 8 décembre (Immaculée Conception) et 25 décembre (Noël).

10 jours ordinaires

A ces neuf jours, il faut ajouter un autre : le 6 janvier. Malgré le fait qu’en 2018, ce jour qui termine les vacances de Noël tombe un samedi, aucune autonomie ne l’a remplacé par une autre. En plus de ces dix jours fériés, il y en a trois autres que les communautés autonomes peuvent remplacer ou changer : le 19 mars (San José), le 29 mars (jeudi saint) et le 25 juillet (Santiago Apóstol).

Les différences entre les jours fériés régionaux signifient que pendant les longs week-ends de mai et décembre, les travailleurs de Madrid et de Catalogne, respectivement, peuvent même bénéficier de cinq jours fériés consécutifs. Dans le cas de Madrid, le 2 mai est le jour de la communauté autonome ; dans le cas de la Catalogne, le 26 décembre est la tradition de la célébration de la Saint Etienne.

Outre les plaintes récurrentes des associations d’entreprises – le président de la CEOE, Juan Rosell, a appelé à déménager au lundi le plus proche – et les avertissements des restaurateurs et des hôteliers contre le changement, il existe une autre polémique commune en Espagne sur les vacances et les ponts qui peuvent être appréciés : le travail est-il moins en Espagne que dans les autres pays ? La réponse est non. La journée de travail est légalement mesurée dans un calcul annuel des heures. Sur la base de ce critère, l’OCDE a calculé qu’en Espagne, en 2015, près de 1 700 heures de travail par an seront effectuées, soit 330 de plus qu’en Allemagne ou 250 de plus qu’aux Pays-Bas, en Norvège ou au Danemark. Cependant, l’argument utilisé à l’époque par la CEOE faisait également référence à la faible productivité des employés pendant les jours les plus proches des ponts.

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